Santé

Saint-Sauveur en Puisaye

🗓 21/06/2026

Doléances relevées aux archives d’Auxerre le 19/06/26

Saint Sauveur en Puisaye

Je sais que les questions de société ne sont pas intégrées au Grand Débat qui s’ouvre dans notre pays. Celà évitera sans doute la remise en cause d’acquis sociaux importants comme la contraception, l’avortement, l’abolition de la peine de mort, le mariage pour tous. Pourtant l’occasion est inédite de permettre aux français de s’exprimer sur un sujet qui les concerne tous, sans exception, et sur lequel ils font part de leur très large approbation ; je veux parler de la légalisation de l’aide active à mourir (89 % selon le sondage Ifop pour La Croix de décembre 2017 ; 95 % selon le sondage Ifop pour ADMD de mars 2017)

Nul aujourd’hui n’ignore que l’on meurt mal dans notre pays. Les souffrances existent, les dérives existent. L’Institut national des études démographiques (Ined) a très bien mesuré cela dans un récent rapport. Aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg, dans plusieurs états des Etats-Unis d’Amérique, en Colombie, au Canada… des lois de légalisation de l’euthanasie font que la crainte du mal à mourir a disparu de l’esprit de ses citoyens.

Ma vie m’appartenant, à moi et à mois seul, je ne veux pas que qui que ce soit se mêle de choisir pour moi comment je vais finir ma vie : ni médecin, ni famille dès lors que je n’ai pas donné de mandat de représentation, ni religieux…

Une loi sur la fin de vie, respectueuse des volontés et des consciences, devra mettre en œuvre de manière effective l’accès universel aux soins palliatifs (objectif maintes fois promis, réalisé à 20 ou 25 % seulement depuis la loi Kouchner de 2002), le respect du patient (on sait aujourd’hui que 50 % des personnes qui décèdent dans les services de réanimation décèdent à la suite d’une décision du corps médical, que des euthanasies clandestines non demandées sont pratiquées à hauteur de 0,2 % du total des 600 000 décès annuel) et l’aide active à mourir (c’est à dire l’euthanasie avtive avec administration d’un produit létal par un tiers, médecin ou membre d’une association agrée, ou suicide assisté avec auto-administration d’un produit létal).

La légalisation de l’aide active à mourir est une bonne réforme à apporter aux Français ; de celles qui satisferont la très grande majorité de nos concitoyens.

Je vous remercie de bien vouloir intégrer ma proposition aux cahiers de doléances ouverts dans votre mairie